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Sophia Chikirou face à la justice : une affaire retentissante à Paris

Le parcours d’une élue de la capitale prend un tournant inattendu. Sophia Chikirou, représentante parisienne de La France Insoumise à l’Assemblée nationale, se retrouve confrontée à la justice dans une affaire qui remonte à plusieurs années. Au cœur du dossier : un différend commercial lié à l’aventure du Média, cette webtélé née dans le sillage de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon.

Des accusations graves portées contre l’élue

Les faits reprochés à la députée remonteraient à l’été 2018. Selon l’accusation, elle aurait tenté de récupérer des fonds d’une entreprise qu’elle ne dirigeait plus à ce moment-là. Plus précisément, elle est soupçonnée d’avoir dérobé deux chèques appartenant au Média.

Ce délit d’escroquerie est loin d’être anodin sur le plan pénal. Il expose la prévenue à une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende.

Un conflit né dans les coulisses du Média

Pour comprendre cette affaire, il faut replonger dans l’histoire mouvementée de cette plateforme médiatique alternative. Sophia Chikirou en était la fondatrice, mais elle a quitté l’entreprise en 2018 suite à des tensions internes.

À son départ, la députée réclamait une somme de 67 146 euros, correspondant selon elle à des services rendus. C’est dans ce contexte financier tendu que les faits reprochés se seraient déroulés.

La version de la défense : acharnement et règlement de comptes

L’élue rejette catégoriquement les accusations portées contre elle. Elle dénonce ce qu’elle considère comme « une forme de harcèlement judiciaire et médiatique ». Selon ses déclarations, il n’y aurait eu « ni vol de chèque, ni tentative d’escroquerie ».

Sophia Chikirou va plus loin dans son analyse. Elle affirme que cette affaire revêt un caractère politique et viserait à la discréditer avant les échéances électorales municipales.

Un accord pourtant trouvé en 2021

Un élément interpelle dans ce dossier : le différend commercial initial a été réglé par un accord en juin 2021. Pourtant, la machine judiciaire continue de tourner malgré cette résolution à l’amiable.

Le parquet maintient les poursuites

Du côté du ministère public, on estime qu’il existe un « commencement d’exécution » de tentative d’escroquerie. Cette qualification juridique suffit pour justifier les poursuites.

Le droit français accorde en effet au parquet la possibilité de poursuivre une affaire même en l’absence de plainte ou lorsque celle-ci a été retirée. Cette prérogative explique la poursuite de la procédure malgré l’accord trouvé entre les parties.

Le procès s’ouvre à Paris

L’audience s’est ouverte à la 13e chambre correctionnelle de Paris à partir de 13h30. Le tribunal devra trancher entre deux versions diamétralement opposées des faits.

D’un côté, l’accusation qui voit dans les actes de la députée une tentative caractérisée d’escroquerie. De l’autre, une élue qui clame son innocence et dénonce un acharnement aux motivations politiques.

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